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Fonctionnement au Sud

Le partenariat

Les dernières décennies, La société civile du Sud s'est fort développée et nous avons vu apparaître un grand nombre d’organisations locales. Ces organisations locales sont à présent les acteurs centraux là où les organisations ‘du Nord’ elles-mêmes étaient auparavant actives sur le terrain. Elles sont naturellement très diverses : de par leur taille, de par leur fonctionnement (local ou régional), de par leur composition (organisations syndicales, organisations agricoles, organisations prestataires de services, ...), de par leurs origines (organisations jeunes qui se cherchent encore, organisations bien implantées, ...), de par leurs liens institutionnels (organisations à forte implantation dans la société civile, organisations articulées sur les institutions publiques, ...), etc. .

La collaboration entre les ong du Nord et leurs partenaires du Sud est un élément central dans la philosophie et la stratégie. Ceci est certainement le cas pour la coopération structurelle, mais l'est également en ce qui concerne l’aide ponctuelle, l'aide humanitaire d'urgence ou l'aide alimentaire, les ong ont pour méthode de rechercher la collaboration la plus étroite possible avec les organisations locales.

Le partenariat peut aussi avoir différentes formes. Les formes, l'intensité, la nature d’un partenariat peuvent être assez variables, avoir un caractère occasionnel ou plus permanent, il peut s'agir de collaborations pour des actions de terrain au Sud ou des actions politiques communes au Nord comme au Sud. La collaboration peut s'articuler, ou non, autour d'un financement - important ou non - de la part de l’ong. Le renforcement des capacités du partenaire sur des domaines divers (institutionnel, mise en réseau, connaissance technique, etc.) fait de plus en plus partie du partenariat. Le partenariat est le plus souvent formalisé dans une convention entre l'ONG du Nord et l'organisation du Sud, parfois il s'agit d'un « memorandum of understanding » (MoU) (parfois traduit par « Protocole d'Entente » ou par « Lettre d'intention »).

 

Le choix des thèmes ou domaines

Dans la base de donnée précédente (données jusque 2004) , nous utilisons 10 classements principaux avec au total 83 mots-clés. La distinction entre ces mots-clés n’était pas toujours évidente. Nous avons cherché dès lors un système plus simple. Pegasus, le secrétariat social pour les coopérants ong, a utilisé une distinction un peu différente avec ses 11 rubriques pour l’emploi des coopérants ong. Enfin, la DGCD utilise un classement de l’OCDE avec un total de 32 rubriques principales et 190 sous-rubriques .

En comparant ces systèmes entre eux et sur base de l’expérience des membres, nous sommes arrivés à une liste limitée de 15 thèmes. Ces thèmes sont assez généraux, chaque ong peut alors préciser l'information relative aux thèmes sur lesquels elle travaille. Le lecteur comprend ainsi mieux le contenu de ce thème en ce qu'il concerne le fonctionnement concret de l’ong et de ses partenaires.

 

La coopération structurelle et l’aide d'urgence.  

La collaboration avec les partenaires se concentre surtout sur la coopération au développement structurelle, mais plusieurs ONG sont également actives dans le domaine de l’aide d'urgence. Ce n’est cependant pas toujours évident de faire la distinction entre l’aide structurelle et l’aide d'urgence.

La coopération au développement structurelle traite essentiellement des changements à long terme. Ces changements peuvent entre autres être sociaux, économiques ou politiques. Il est important qu’ils continuent à exister et qu’ils soient réellement structurels. On a souvent besoin d’actions à moyen et à long terme pour opérer de tels changements.

L’aide d'urgence est en principe une aide temporaire; c'est généralement une intervention à court terme occasionnée par une situation de crise : catastrophe naturelle, conflits, déficits alimentaires, etc. L’aide alimentaire, l’appui aux réfugiés, aux personnes déplacées et aux sans abri, etc. sont des exemples parmi les plus connus de l’aide d'urgence.

Malgré cette distinction, qui peut paraître à première vue assez claire, il y a cependant une large zone grise entre l’aide structurelle et l’aide d'urgence.

Un exemple de zone crise : une période de transition entre une situation de crise et une réelle approche de développement structurel. On parle alors de réhabilitation, reconstruction, retour, etc. Ces actions sont souvent de courte durée.

Un autre exemple : certaines situations de crise s'installent dans la durée, le conflit traîne en longueur, ... ; il devient très difficile de soutenir des vrais changements structurels; la crise est permanente et l’aide humanitaire devient quasi structurelle. Alors, la distinction entre l’aide structurelle à long terme et l’aide d'urgence à court terme s’estompe. Dans ces cas, l'affectation éventuelle des coûts à l’aide d'urgence soulève pas mal de discussions.